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Sept trucs pour un potager productif

DSC_0188Beaucoup de soleil!

 Un espace plein soleil est l’idéal pour les légumes, les légumes ont besoin de minimum 8 heures d’ensoleillement pour bien croître.  Soleil égal transpiration, arroser en l’absence de pluie est essentiel.  Il faut prendre son temps et arroser en profondeur pour que l’arrosage soit efficace.  On arrose directement le pied des plants et on évite d’arroser les feuilles pour réduire les maladies foliaires.

 L’importance d’un sol en santé!

Un sol meuble, profond, et riche en matière organique permettra aux racines de bien se développer et aux légumes d’aller chercher facilement l’eau et les nutriments dont ils ont besoin.  Il est important d’enrichir son sol en matière organique à chaque année, un bon apport de compost, et même de feuilles en décomposition ou de résidus de pelouse, permettra de garder le sol en santé et de nourrir la flore du sol qui permet un cycle des nutriments efficace.

Il ne faut pas sous-estimer la demande en nutriment des légumes, l’ajout de fertilisant organique est nécessaire pour une bonne croissance des plantes.  La section Fertiliser son potager explique en détail  les besoins nutritifs des légumes.

Un potager en carré intensif

La disposition des légumes en carré plutôt qu’en rang permet d’augmenter le rendement des légumes dans des petits espaces.  Par contre il faut faire attention de ne pas semer trop serrée, une compétition entre les légumes voisins trop grande réduit les récoltes et la qualité des légumes.  Voici un schéma de l’espacement de chaque légume qui est selon moi optimal au Québec.

carre

Utiliser l’espace vertical

La réduction de l’espace requis lorsque l’on fait grimper les légumes peut être significative!  On met les treillis au bout des planches pour que l’ombre soit dirigé à l’extérieur de notre potager (au nord de la planche).  Les légumes qui fonctionnent très bien en treillis sont les concombres, les pois, les haricots grimpants, les courges.  On peut aussi installer un treillis sur nos clôtures, cabanons ou même maison s’ils sont bien orientés pour la lumière.  Un légume a besoin d’un bon 8 heures de soleil par jour pour être productif.DSC_0497

 

Le compagnonnage

Il y a beaucoup de mythes sur le compagnonnage mais voici quelques associations que je trouve vraiment efficace.

Compagnon Raison
Pois et fèves grimpante au nord des planches Pas de compétition pour  la lumière
Haricot nain-Carotte-laitue pommée-betterave-haricot nain

 

Même hauteur même fertilisation alternance d’architecture de racines
Pois nain et navets Même hauteur même fertilisation alternance d’architecture de racines, rotation facile (racines qui est affecté par la mouche du chou)
Aneth-oignon-carotte L’Aneth attire les insectes prédateurs, l’oignon éloigne la mouche de la carotte
Épinard, mesclun, roquette – Tomates et courges ou concombre La verdure aura le temps d’être récolté avant la compétition des légumes fruits
Radis- choux-navet Radis plante piège de l’altise, tous sous la couverture flottante facilite la rotation
Radis-épinard-betterave Radis et betterave plante piège pour la mineuse de l’épinard (éliminer les feuilles affectées avant la fin du cycle de l’insecte)
Souci-Zinnia-Cosmos autour des légumes fruits Attire les pollinisateurs, éloigne les limaces (les fleurs ne les attirent pas et cachent les légumes)
Capucine-Concombre Attire les insectes prédateurs
Capucine-Choux Plante piège pour puceron
Fève-Sarriette d’été-pommes de terre Réduit la présence de doryphores et autres insectes

 

Faire des semis successifs
On ne sème pas la même espèce de légumes deux fois au même endroit, il faut donc réfléchir un peu quand on fait des semis successifs.

  • Un peu semer du mesclun, radis et de la roquette au printemps à l’endroit où on sèmera plus tard les tomates, poivrons, et courges.
  • Une fois les laitues pommées semées au printemps récoltées, on peut semer des carottes, du bok choy et des betteraves qui seront prêtes en automne par exemple.
  •   Après mon premier semis de brocoli récolté, je sème des épinards et des laitues.
  • Une fois la production de pois terminée on peut semer:  épinards, le choux-rave, certaine carotte hâtive, du kale; ces légumes peuvent être semés assez tard puisqu’ils tolèrent un léger gel.

 

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Cultiver en pot

À peu près tous les légumes peuvent être cultivés en pot.  Ils permettent d’économiser de l’espace de potager en terre et d’utiliser des endroits ensoleillés où le travail du sol serait contraignant.  Les fines herbes se cultivent très bien en pot sur votre balcon.  On peut également les mélanger dans nos jardinières de fleurs.  On peut mettre de belles tomates en pot autour du balcon.tomate en pot

Les semis intérieurs c’est facile!

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Partir ses transplants à la maison est facile si on part sur de bonnes bases.  Le choix des légumes est multiplié lorsqu’on ne dépend pas de la sélection de notre centre de jardin local.  Avec les fêtes des semences partout au Québec vous aurez l’embarras du choix!

Voici quelques conseils pour réussir votre potager familial ultra personnalisé!

La lumière!

Il faut beaucoup de lumière pour faire des transplants forts et vigoureux (12-16 heures par jour).  Si vous avez une fenêtre Plein Sud vous pouvez l’utiliser, il faut par contre malgré tout ajouter une source de lumière supplémentaire pour obtenir de bons résultats.  2 lampes de bureau avec un fluorocompact blanc doux et un blanc chaud (23W) fera l’affaire.   Il y a aussi des ampoules à spectre complet.  Si on achète tout neuf cela coûtera environ 45$.

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J’utilise pour ma part des lampes d’atelier sur une tablette dans ma salle de lavage.  Pour partir les semis d’un potager familial vous aurez besoin d’une tablette de 48 pouces au-dessus de laquelle on installera

2 lampes d’atelier de 48 pouces (avec chaînes) + 3 fluorescents T8 32W lumière du jour + 1 fluorescent T8 32W blanc froid.  Vous devez mette la source de lumière très près de vos semis, environ à 5 cm pour ne pas qu’il monte en orgueil.

lumière d'appoint

Cette installation coûte environ 75$ avec les taxes et vous permettra de partir vos plants et ceux de vos voisins  pour bien des années!

Le bon moment!

Il ne faut pas partir ses semis trop tôt!  Voici un tableau des dates de semis selon la zone de rusticité!

Dates semis Quebec

Le terreau!

Il faut utiliser des contenants propres, idéalement lavées à l’eau de javel (1 part d’eau de javel pour 9 parts d’eau). Un terreau à semis de qualité favorisera grandement la levée des semis.  Les produits de Fafard et Pro-Mix Premier Tech Horticulture sont les meilleurs.  Il faut garder le terreau humide sans arroser trop abondamment, arroser par le bas et jeter le surplus d’eau est une bonne option.

La chaleur!

Certains légumes (tomates poivrons, courges, melons, concombres) ont besoin de chaleur pour germer.  On peu mettre nos semis sur le frigo le temps de la levée.  Il faut surveiller ses semis pour les mettre sous la lumière dès qu’il sont levées.

Le repiquage!

Lorsque les transplant grandissent il faut leur donner plus d’espace.  On transfère dans des pots plus gros lorsque le feuillage d’un plant touche à celui du voisin.  Les tomates et poivrons aiment les pots profonds (les pots de yogourt 650-750 mL sont très bien pour le repiquage, il faut percer un trou au fond pour le drainage).  Je récupère les pots de centre de jardinage de mon entourage pour partir mes transplants.

Les courges et concombres n’aiment pas le repiquage.  On plante dans des pots assez gros au départ (12 cm de circonférence, pas besoin d’être profond, bonne grosseur pour les laitues aussi) et  on les transplante au jardin quand ils sont gros (max 4 semaines en pot avant la transplantation)

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L’acclimatation aux conditions extérieures!

Les transplants doivent être soumis aux conditions extérieures avant la transplantation au jardin pour mieux s’adapter au vent, au soleil direct et aux variations de température.  On les sort à la mi-ombre et ou durant les journée nuageuse pendant 3-4 jours puis plein soleil un autre 3-4 jours.  Avant la transplantation on humidifie bien la terre du pot.  On essaie de transplanter au jardin lors d’une journée nuageuse.

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Bon jardinage!!!

Planification Potager 2017

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Je commence déjà à réfléchir à mon potager de la maison pour la saison 2017.  Si j’ai maintenant une petite ferme pour m’amuser pleinement, je ne veux pas négliger mon petit potager familial.  Je veux d’ailleurs impliquer davantage les enfants dans son entretien.  J’ai donc 208 pieds carré à remplir de beaux légumes!

L’année dernière j’ai cultivé des tomates en pot pour me laisser plus de place au jardin et j’ai beaucoup apprécié l’expérience. Malheureusement avec mon été très occupé j’ai oublié de prendre des photos!  J’ajouterais des photos cette année.  Voici les tomates en pot de ma belle-mère 🙂

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Une partie de mes tomates cerises et à sandwiches seront encore en pot cette année!  Pour avoir essayé les Smartpots  numéro 15 (60L, 17$) et des pots de tomate Haxnicks (40L mais 45 cm de profond, 12,5$) pour des tomates indéterminées;  le pot de 40L est suffisant et coûte beaucoup moins cher en terreau.   Avec les tomates en pot il faut bien penser aux tuteurs par contre.  Les cages en métal sont l’idéal.  J’ai utilisé du « Terreau contenant pour potager urbain de Fafard«  à 6$ pour 30L,  j’ai ajouté du fertilisant à tomates d’Actisol pour être certaine d’avoir suffisamment de calcium et de nutriments. L’inconvénient principal des pots pour moi est le visuel, les pots en tissue ne sont pas très beaux.  Je planterai des soucis autour de mes pots cette année pour améliorer le look.

 

J’ai utilisé mon aide mémoire pour les quantité et l’espace requis, ma compagnie Jardins de la Gaillarde va en offrir lors des fêtes des semences.  Il es également disponible en ligne.  Vous pouvez l’imprimer à votre guise, c’est pratique!

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Voici le plan de mon potager pour cette année.  Beaucoup de légumes type crudités pour mes crudivores, 2 semis à des dates différentes pour le chou-rave et la rabiole.  Les haricots et pois mange-tout sont toujours un must!  Comme toujours beaucoup de fleurs dans mes planches pour attirer les insectes bénéfiques.  

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Les 3 soeurs ou les 7!

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Les trois sœurs ou les sept!

Au mois de novembre, lors de la rencontre annuelle de ACORN, j’ai assisté à une conférence très intéressante donné par Fred Wiseman un ethnobotaniste qui s’intéresse au Abenaki de l’Amérique de l’Est, plus particulièrement à leur agriculture.  Son projet «  Seeds of Renewal « vise à favoriser l’agriculture traditionnelle des Abenaki, retrouver les semences de variétés traditionnelles ainsi que leurs recettes.

Sa démarche pour retrouver les variétés cultivés par les Abenaki lui a permis de découvrir que la culture amérindienne allait au-delà du traditionnel 3 sœurs (maïs-fève grimpante, courge rampante).  Il n’était pas rare que le maïs grimpe sur un tournesol géant.  Le topinambour était également important dans leur agriculture.  Ces deux plantes avaient probablement comme fonction d’attirer les pollinisateurs, ils étaient plantées en bordure des jardins.  La couverture du sol pouvait se faire avec les courges mais également avec des cerises de terre.  Le tabac avait aussi un place importante pour les cérémonies.  C’est un projet très intéressant qui permet de comprendre davantage l’agriculture des premières nations et de retrouver et redonner les semences de ces variétés ancestrales aux Abenaki.

Traditionnellement les 3 sœurs sont plantées sur des buttes rondes de 24 à 30 pouces de diamètre distancé de 6 pieds.  Chaque buttes contient 4 plants de maïs et de fève et 2-4 plants de courge.   Cet arrangement prend beaucoup d’espace.

J’utilise une autre approche pour les 3 sœurs qui fonctionnent très bien et requiert  moins d’espace.  Il faut un minimum de plants de mais pour avoir assez de pollen pour la pollinisation, un minimum de 3 buttes est nécessaire (ou 18 plants).  J’utilise une planche de 12 pieds de long avec 3 cercles de maïs distancé les uns des autres de 4 pieds.

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La distance entre les plants de maïs est de 6 pouces, idem pour les fèves.  Les plants de courge sont distancées de 2 pieds les un des autres.  On doit bien amender le sol avec du compost pour une bonne croissance du maïs et des courges, les fèves ne suffisent pas pour fournir en azote.

  1. On commence par semer le maïs dès la date du dernier gel de notre zone (1e juin pour Sherbrooke)
  2. Deux-trois  semaines plus tard on sème les fèves et les courges

Au Québec, pour bien réussir le projet il faudra idéalement une courge ou un melon qui prend peu de temps pour venir à maturité puisqu’on le sème relativement tard.  Une courge (d’été ou d’hiver) ou un melon de 60 à Maximum 100 jours de période de maturation devrait fonctionner.

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Semences Jardins de la Gaillarde

DSC_1121Bonjour à tous!

J’ai délaissé un peu le blogue durant la saison dernière pour mettre mes énergies sur un projet qui me tient à coeur, la production de semences de légumes!  J’ai donc fondé avec 2 partenaires la compagnie de production de semences potagères Jardins de la Gaillarde.  Ce fut une longue aventure, surtout pour trouver une terre agricole proche de ma maison à Sherbrooke.  J’ai finalement contacté à l’été 2015 le propriétaire d’une ferme ancestrale à côté de chez nous qui a accepté de nous louer une parcelle de 3 acres!  Merci à Léon de la Ferme Bibeau!

Le travail de la terre, la sélection des variétés, les tests au champ, on a travaillé fort pour pouvoir faire notre première année de production en 2016.  J’ai beaucoup appris de cette aventure, faire de l’agriculture sur l’équivalent de 24 planches de 100 pieds, montées à la pelle et avec un petit rotoculteur électrique c’est quelque chose!

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Je veux prendre du temps cette saison pour écrire sur ce blogue et vous faire part de mes découvertes!

Entre temps, durant cet hiver de planification de potager, nous avons une belle sélection de semences de légumes, fleurs et fines herbes à offrir à tous les jardiniers! www.jardinsdelagaillarde.ca

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Pour l’année 2017 j’aimerais que tous les jardiniers québécois achètent des semences locales.   Il y a plein de semenciers passionnés à découvrir!  C’est une communauté vivante à laquelle nous sommes fières de faire partie.  Je tiens à remercier Daniel de La Ferme Coopérative Tournesol;  Guylaine et Jean-François des Jardins de l’écoumène;  Olivier des Semences du Batteux; Patrice de la Société des plantes, Greta de Greta’s Organic Gardens et  Kim de Hawthorn farm pour leurs réponses à mes questions sur la production de semences!  Venez nous rencontrer lors des nombreuses Fêtes de semences au Québec : Fête des semences 2017.

À bientôt!

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Vive la chaleur!

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On a eu du soleil et beaucoup de chaleur cette semaine.  Mes plants sont bien heureux!  Pour l’arrosage, je me fis plus au poids de mes pots que la couleur du dessus du terreau pour identifier si c’est le temps d’arroser.  Le terreau sec devient très léger!  Il faut arroser en profondeur le matin pour s’assurer que les plants ne manquent pas d’eau durant la journée.  Je fais mon arrosage en deux fois pour m’assurer d’humidifier pleinement le terreau.  Je passe une fois sur tous mes plants, attend 5 minutes environ puis j’arrose une seconde fois.  Mes pots sont alors bien lourds et ils auront assez d’eau pour ces journées chaudes!

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Plants de céleri-rave

Ma fille étant pressée de planter les artichauts, j’ai négligé ma période d’acclimatation au soleil de mes plants.  Ceci peut causer des coup de soleil sur les feuille, une nécrose des tissus qui deviennent blanc.  Les plantes s’en remettent bien en général!

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Coup de soleil sur feuille d’artichaut

C’est le week-end de la fête des mères et la folie dans les centres de jardin!

L’espace réservé aux plants de légumes biologiques augmente d’années en années dans mon centre de jardin local.  La demande des consommateurs est très forte et la qualité des produits est au rendez-vous.  Je trouve le choix de variété limité mais on a tout ce qu’il faut pour faire un beau potager.  La popularité des plants de légumes est relativement récente et de grandes pépinières ont choisis d’augmenter leur production de plants en ouvrant des serres en régis biologique, un choix sensé selon moi.  Comme le but de faire un potager à la maison est de manger plus santé et sans produits chimiques, pourquoi ne pas commencer avec des plants produits selon nos critères.  Les producteurs biologiques choisissent des variétés performantes et résistantes à plusieurs maladies et introduisent des prédateurs dans la serre pour contrôler les insectes nuisibles.

Il est difficile de trouver des plantes ornementales produite en régis biologique.  La production de plantes ornementales biologiques est plus difficile, due à des contraintes différentes pour la production de fleurs.  En effet, des régulateurs de croissance sont généralement utilisés pour manipuler l’esthétique des plantes ornementales.  Ceci permet d’avoir des  plants plus courts, des entre-nœuds plus courts, des tiges plus robustes, plus de ramifications etc.  Il y a beaucoup de recherche sur l’utilisation des lampes DEL, qui permettent d’utiliser des spectres lumineux précis, qui pourrait également influencer la morphologie des plantes.  En fait, beaucoup de travaux sont effectués au Centre de Recherche et de Développement en Horticulture d’Agriculture Canada pour donner des outils aux producteurs horticole biologique en serre, et ce autant au niveau des légumes que des plantes ornementales.

Bon week-end!

La biodiversité au potager

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Tagète et Pensée

La réussite d’un potager biologique passe par la biodiversité et ce autant dans la variété des légumes que dans l’aménagement plus global du jardin. Nos beaux légumes sont la cible d’insectes et de maladies fongiques, bactériennes et virus (souvent transmis par les insectes). Il est impossible d’avoir un potager sans insectes et maladies. L’objectif est de trouver un équilibre entre les ravageurs et les prédateurs pour avoir une population acceptable d’indésirables. Ainsi, on met des capucines directement dans le potager. Ses vignes permettent de protéger certains insectes prédateurs, elles attirent également les pucerons qui ne se retrouveront pas sur nos légumes. Mais plus encore, ces pucerons seront de la nourriture pour les prédateurs qui pourront ensuite manger les pucerons sur nos légumes. C’est un cycle!

Capucine
Capucine

J’ai comme objectif de faire de mon terrain un havre de biodiversité. Les oiseaux (merles, quiscale, étourneaux, mésanges, hirondelles et plusieurs autres) sont de bons prédateurs d’insectes et de chenilles, on peut leur aménager des mangeoires (ils se nourrissent à la fois de grains et d’insectes), des nichoirs, et des abreuvoirs pour les attirer dans nos jardins. Ils sont actifs dans mon potager avant la plantation et en automne, ils se nourrissent de vers gris et autres vers, de charançons, de limaces, d’asticots. Après les semis, je couvre mon potager de filet anti-oiseaux, principalement contre les chats et les écureuils qui font des trous dans mon jardin mais ça peut aussi éviter que les oiseaux mangent mes graines!

Sitelle
Sitelle

Les crapauds aussi raffolent des insectes, un jardin d’eau est aussi une bonne idée, en plus d’être jolie.

Coréopsis
Coréopsis

Les plantes-bandes de vivaces peuvent attirer les abeilles et autres pollinisateurs. Elles peuvent aussi éloigner les ravageurs de notre potager. J’ai eu une infestation de scarabée des rosiers cette année. Elles étaient peu nombreuses au potager mais très actives sur mes marguerites et mes trolles, et mes framboises ! J’ai dû en ramasser des centaines! La tanaisie est une vivace bien connue des jardiniers biologiques, elle attire une grande variété d’insectes dont les coccinelles. Elle peut devenir envahissante (se propage par rhizomes) mais ces plants de 3 pieds aux fleurs découpées et ces fleurs en bouton d’or sont très jolies.

Tanaisie
Tanaisie

 

Selon une étude réalisée en Estrie, l’achillée mille-feuille attire des prédateurs d’insectes nuisibles du pommier, on peut en planter au pied de ceux-ci pour réduire l’attaque d’insectes.

Achillée et Marguerite
Achillée et Marguerite

Pour favoriser la pollinisation de mes légumes fruits (tomate, concombre, courges), je plante directement au potager ou autour de celui-ci des soucis, de l’aneth, de la camomille, de la bourrache, des zinnias, des phacélies, des centaurées.

Phacélie
Phacélie

Plusieurs de ces fleurs attirent aussi des insectes prédateurs, d’une pierre deux coups! Les fleurs de capucines, de soucis et de bourrache sont comestibles. La bourrache et la phacélie sont parfois utilisées comme engrais vert, elles ont un bon système racinaire et produisent une biomasse de qualité. Les tagètes sont souvent plantés au potager, elles éloignent les altises (des coléoptères) et les pucerons de la tomate et des aubergines.

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Souci

D’autres fleurs à la hauteur plus imposantes peuvent être plantées un peu plus loin du potager tout en attirant les bons insectes : le tournesol, la bourrache, les cosmos.

Tournesol
Tournesol

Pour moi les fleurs sont l’été mais aussi la diversité du potager!

Jardin Communautaire

jardin communautaire
Mon potager à Montréal!

 

Selon mon calendrier scolaire le mois de mars est le mois pour s’inscrire à un jardin communautaire! 😉  On retrouve généralement la liste des jardins communautaires sur le site internet de notre ville.  Il y a des frais annuel de 20$ environ pour l’achat d’outil et l’entretien de l’endroit. Le jardin le plus proche de la maison est à préconiser pour s’assurer de s’y rendre régulièrement.  J’ai été membre de deux jardins communautaires à Montréal et je ne me suis jamais retrouvée sur une liste d’attente.  J’ose espérer que l’offre de jardin correspond encore à la demande, mais avec la popularité du jardinage urbain… Dans les jardins communautaires, chaque jardinier a sa parcelle de terre (de 150 à 250pi2).  Le jardinier est responsable de la plantation, l’entretien et la récolte. Mon jardin communautaire a été un bon lieu d’étude pour l’identification des mauvaises herbes.  J’y ai retrouvé presque 75% des espèces de mon guide de mauvaise herbe!   Par respect pour les autres jardiniers, soyez assidue pour l’élimination de ces derniers, les graines de ses indésirables peuvent voyager loin!  Le jardin communautaire est un lieu de rencontre et d’échange agréable avec des gens de notre quartier! Un de mes voisins a déjà testé le fameux Three Sisters de nos ancêtre,  courge au sol comme couvert contre les mauvaises herbes, maïs pour soutenir les haricots grimpant qui fournissent l’azote.  Seul les haricots ont été un succès, il manquait sans doute de fertilisant et compost pour les courges et le maïs.  Visuellement c’était très beau!  On découvre également plein de nouvelles variétés de légumes en discutant avec nos voisins de leur coup de cœur!

Le Jardin Collectif gagne aussi en popularité, sous cette formule, chaque membre partage les coûts de production, les tâches et les récoltes d’un seul grand jardin.  L’échange avec les membres est forcément plus important et cela permet de travailler en équipe.  Il peut y avoir la présence de comité pour le budget, le plan de jardin, la distribution des récoltes etc.  Les jardiniers plus expérimentées deviennent des mentors pour les débutants.  Il faut aimer le travail en groupe et accepter le fait que certains seront plus vaillants que d’autres!

Si vous passez par Boston soyez certain de visiter Le Fenway Victory Garden.  C’est un immense jardin communautaire de 7 acres avec plus de 350 membres très inventif.  Ça vaut vraiment le détour!  Vous pouvez passer devant si vous vous rendez à pied au Fenway Park. Les Victory Gardens ont été fondés pour nourrir la population en légumes lors de la deuxième guerre mondiale.

Fenway Park Victory Garden
Fenway Park Victory Garden
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Un Jardin du Victory Garden

 

 

On bricole!

DSC_0154Avec le soleil et la neige qui commence à fondre j’ai vraiment hâte au printemps!

Je me suis construite une mini-serre tunnel que je compte utiliser pour sortir mes semis à l’extérieur plus rapidement.  Je vais également l’ajouter sur une de mes planches encadrées en bois pour donner de la chaleur à mes poivrons.  Je me suis inspirée des serres chenilles souvent utilisées en culture maraîchère biologique.

Pour faire ma mini-serre de 4×4 j’ai utilisé :

  • 2 2×3 de 8 pi
  • Du tuyau PEX flexible blanc de ½ po, environ 32 pi
  • Des attaches à pex de ½ po en plastique (16)
  • Des vis à bois de patio 2 ½ po (8) et 3 ½ po (12)
  • Du plastique transparent polyéthylène fort de 12pi de large, 12 pi de long
  • Des agrafes
  • 2 goujons de bois de 4pi
  • Ficelle

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J’ai fait mon cadre en bois en utilisant des vis de 3 ½ po, les 2×3 sont du côté le plus large pour avoir une meilleure stabilité.  J’ai utilisé des petits blocs de bois pour renforcir les coins.  J’ai fait des marques au 16 po pour l’installation de mes tuyaux de PEX.

DSC_0136J’ai acheté mon PEX en rouleau, il avait déjà une forme arrondie.  Je souhaitais avoir 20 pouces de hauteurs sur les côtés du cadre (la hauteur d’un plant de poivron doux).  Au milieu j’ai environ 32 pouces de hauteur.  J’ai utilisé environ 7 pi de PEX par arceaux (la mesure est difficile à prendre avec la courbe, j’ai coupé le premier et je m’en suis servie comme modèle pour mesurer les autres), 4 arceaux.  J’ai vissé le PEX dans le bois avec des vis de 2 ½ po.  J’ai ensuite stabilisé la position en installant 2 attaches à pex un à droite l’autre à gauche.

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Une fois mes 4 arceaux installés, j’ai mis un 4 pi de PEX en haut dans le milieu pour stabiliser le tout.  J’ai attaché le tube de PEX à chaque arceaux avec de la ficelle.

J’ai ensuite installé mon plastique, j’ai agrafé sur le côté et en-dessous des planches.  Ça protégera un peu le bois.  Je me suis assurée que mes deux bouts de serre étaient couverts de plastique.  J’ai coupé le surplus de plastique.  J’ai collé mes goujons avec de la colle chaude aux deux extrémités du plastique de la mini-serre.  J’ai coupé le plastique des bouts en suivant le cadre de PEX jusqu’au début de la  courbe; pour pouvoir rouler le plastique et permettre une aération.  J’ai fait des petits trous dans le plastique pour pouvoir insérer des ficelles qui me serviront pour tenir les goujons et le plastique enroulé.

 

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J’ai sorti ma serre dehors pour voir si elle résiste bien au vent.  Elle résiste bien!  Elle peut aussi bien soutenir le poids des couvertes lourdes que j’utilise en cas de gel.  La serre m’a coûté environ 20$ en matériel.  Je l’ai fait seule :), en une demi-journée.  Le plastique n’est pas très cher (je vais voir si il supporte bien les UV pour un saison, il existe du polyéthylène type UV plus résistant).  Je vais le sacrifier à chaque saison pour pouvoir démonter la serre et la ranger plus facilement.

Bienvenue!

Bienvenue sur le site du potager biologique!

Je suis une passionnée de culture maraîchère, un diplôme d’agronomie en poche et plusieurs heures à m’amuser dans le jardin.  Je souhaite que ce site devienne une ressource pour ceux et celles qui cultivent leur légumes sur leur terrain ou souhaitent se lancer dans cette aventure!  Les techniques que j’aborderai sont en accord avec l’agriculture biologique et sont optimisées pour la culture en espace restreint.  Ils sont le fruit de mon expérience, de mes lectures,  et du partage de connaissances avec d’autres jardiniers passionnés!  J’ai cultivé mes légumes dans plusieurs jardins communautaires et j’ai maintenant la chance de le faire sur mon beau grand terrain de banlieue avec pour objectif de nourrir ma jeune famille.  Ce site sera à la fois un journal de mon nouveau projet et une guide pour bien réussir ses légumes au potager, il me permettra également de mettre toutes mes idées en ordre!  Bonne lecture!